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Sabine Antonin

Tensioactifs et agents moussants : amis de notre confort, ennemis de notre peau ?

La mousse qui donne l’impression de “nettoyer en profondeur”, le shampoing qui enlève le sébum, le gel douche qui laisse une sensation de fraîcheur… Tout cela est rendu possible grâce aux tensioactifs.

Ces molécules sont incontournables dans les produits lavants. Mais certains, très puissants, peuvent aussi être irritants pour la peau ou l’environnement. Alors, comment s’y retrouver ?

À quoi servent les tensioactifs ?

Les tensioactifs sont des molécules capables de se fixer à la fois sur l’eau et sur les graisses. Résultat : ils permettent d’éliminer les impuretés, la pollution, le maquillage ou le sébum.

Ils se cachent dans :

  • Les gels douche et savons liquides.
  • Les shampoings et après-shampoings.
  • Les dentifrices.
  • Les nettoyants visage.

Pourquoi certains tensioactifs posent question ?

Tous ne se valent pas. Certains sont très puissants et peuvent décaper la peau :

  • Sodium Lauryl Sulfate (SLS) : nettoie et fait mousser, mais aussi très irritant.
  • Sodium Laureth Sulfate (SLES) : un peu plus doux, mais reste agressif sur les peaux sensibles.

Résultat : démangeaisons, rougeurs, sensation de tiraillement… Certaines personnes développent même des réactions allergiques après un usage répété.

Santé humaine : ce qu’il faut savoir

Les tensioactifs forts sont particulièrement problématiques sur les peaux fragiles (enfants, femmes enceintes, peaux atopiques). Le risque n’est pas majeur, mais l’usage quotidien peut déséquilibrer la barrière cutanée et augmenter la sensibilité de la peau.

Impact environnemental

Les tensioactifs issus de la pétrochimie ne se dégradent pas toujours facilement. Ils peuvent s’accumuler dans l’eau et nuire à certains organismes aquatiques. Les alternatives biosourcées (comme les tensioactifs issus du sucre ou de la coco) sont plus respectueuses.

Alternatives plus douces

Heureusement, il existe des options efficaces mais moins agressives :

  • Coco-glucoside : issu de la noix de coco et du sucre, très bien toléré.
  • Disodium Cocoyl Glutamate : doux, biodégradable, adapté aux peaux sensibles.
  • Decyl Glucoside : souvent utilisé dans les nettoyants bébé.

Ces ingrédients lavent bien, sans décaper ni la peau ni l’environnement.

Conseils pratiques

  • Surveillez vos étiquettes : si vous voyez SLS ou SLES, soyez attentif.
  • Si vous avez une peau sensible, privilégiez les produits sans sulfates.
  • Testez les alternatives douces, souvent indiquées sur les étiquettes (“sans sulfates”).
  • Ne vous fiez pas uniquement à la mousse : ce n’est pas elle qui garantit le nettoyage.

FAQ

Tous les tensioactifs sont-ils mauvais ?
Non. Certains sont irritants, d’autres très bien tolérés. L’enjeu est de savoir lesquels choisir.

Les produits “sans sulfates” sont-ils toujours meilleurs ?
Pas forcément, mais ils sont généralement plus doux. Tout dépend de la formulation complète.

Comment reconnaître un tensioactif doux ?
Cherchez des noms comme coco-glucosidedecyl glucoside ou cocoyl glutamate dans la liste INCI.

Bibliographie sélective

  • SCCS (2010). Opinion on SLS and SLES safety. Commission européenne.
  • Ananthapadmanabhan KP et al. (2004). Cleansing without compromise: mild surfactant systems. Dermatol Ther. PubMed PMID: 15078448.
  • ANSES (2020). Impact environnemental des tensioactifs. anses.fr.

Conclusion

Les tensioactifs sont indispensables pour nettoyer la peau et les cheveux. Mais tous ne sont pas équivalents : certains, comme le SLS, sont irritants et agressifs, tandis que d’autres sont doux et respectueux.

Chez Blozenn, nous avons choisi d’écarter les tensioactifs trop agressifs et de privilégier les alternatives douces et biodégradables. Parce que se laver ne devrait jamais abîmer la peau, ni polluer la planète.

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Les tensioactifs ne sont qu’une pièce du puzzle. Pour mieux comprendre les autres familles d’ingrédients qui suscitent débat, découvrez aussi nos articles sur les perturbateurs endocriniens, les parabènes, les phtalates et les filtres UV